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L’homme qui voulait être lui
La destruction Et nous avons perdu je n'ai aucune place le sens secret dans cette société du geste gratuit. du profit. je n'étais pas vraiment prêt juste curieux curieux des rats qui vivent dans les décharges des carpes que l'on attrape dans les trous d'eau à la décrue le sexe n'était qu'un jeu cette première femmes enfant m'a montré sa culotte obligé à la regarder un mystère son mystère je me rappelle d'un jeu qui déjà pouvait blesser j'abandonne mon coeur tristesse qui m'envahit plus de repère un chien perdu dans le désert errant sans eau où se trouve ce puits pour rafraîchir ma gorge en feu erre et erre encore détruit cassé rongé usé bouffé mis en charpie lambeau par lambeau par des ongles noirs et pourris un homme qui tombe tête dans la vase comme un gisant est un homme qui meurt un homme qui reste debout fier comme la hampe d'un drapeau est un homme qui meurt un homme qui comprend et ne cherche plus à désapprendre est un homme qui meurt un homme étonné un homme angoissé respecte la vie qui est en lui il faut tomber encore tomber et se relever les bras ouverts pour retomber à l'infini laisse en moi décanter le mépris la honte l'envie la haine reste alors un grand vide un appel d'air d'amour et je ne peux les yeux secs ni le coeur dur et froid rester insensible à cette grande misère des autres qui remplie mon berceau allongé bras en croix étendu sur le sable yeux ouverts sur le ciel je regarde ce grand vide mon corps fatigué se dissout aspiré repoussé par le néant de mes pensées cette flaque de lumière cette absence c'est cela c'est mon tout ,c'est moi c'est mon vide phrases repères imparfaits qui jalonnent le chemin de croix d'un esprit emporté par la folie de comprendre dois-je encore réclamer cette part de rêve que vous avez promis aux pères de mon père que vous m'avez promis ce doux sommeil de contentement après avoir craché un non et refusé cette autre opium qu'est le divin vous qui vivez parmi le bruit vous qui vivez dans l'opulence vous qui vivez comme des princes que savez vous de la profonde solitude qui nous étouffe nous les petits je suis celui qui arrache la mauvaise herbe que vous avez planté en moi on m'a crevé les yeux le coeur pour faire de moi un serviteur et me voilà déchiré entre ce que je suis et ce que vous voudriez que je sois laissez moi un instant de répit je suis au bout je suis homme homme libre à chaque porte que j'ouvre un vent s'engouffre qu'il est bon de se sentir aéré les pieds écartés plantés en sol la tète perdue dans les étoiles je pleure mes larmes ma souffrance au bord du gouffre où je m'élance maintenant je décrète qu'il n'y aura plus d'obstacle à l'homme de l'alcool sort le sordide suinte le sublime pointe mes peurs cerne mes certitudes gravite le grandiose imbu de l'imbécile frappé de mon fatras doux ricanement d'une grande gueule pourris de mes pulsions battu par la beauté troué par ma laideur je regarde en spectateur ce long ruban de moi-même se déroulant vers l'infini ah oui j'oubliais je voudrais me faire enculer par un homme tendre et doux bien membré qui me défoncerait le trou du cul et m'emmènerait à l'extase de moi-même Ainsi je pourrais dire "Je suis vos rêves" je sens mon coeur qui s'ouvre à moi pour moi rien que pour moi ainsi je pourrais dire face à moi-même j'ai été tous mes rêves et je découvre à nouveau qu'il ne reste en moi que l'angoisse seul à nouveau jusqu'au dégout je scrute mon coeur l'attente d'une vague qui pourra m'emporter loin très loin dans mes abysses je voudrais m'avaler et me recracher construit je ne comprends plus je ne sais plus je ne vois plus je devrais me taire mais je continue jusqu'à l'extrême jusqu'à la haine jusqu'au point de rupture équilibre j'ai voulu voir l'amour et j'ai vu l'amour dans son horreur une volonté de l'autre j'ai vu l'amour je l'ai tué en souffrant je sens la vie qui s'épuise en moi jusqu'à quand pourrais-je durer jusqu'à quand aurais-je cette volonté de tenir encore tenir malgré les larmes malgré le sang je fais le dur apprentissage de moi merde c'est de la merde c'est des conneries tiens bon bats toi merde je suis fatigué usé je tiendrais dans l'erreur je ne suis que rien flottant dans l'éther une forme dissoute et pourtant moi je voudrais plus de consistance sentir ce poids qui m'écrase sur la terre e je ne sais plus battre tuer boire baiser aimer parler échanger rire m'ouvrir attendre demander je ne sais plus je suis au bout plus je m'enfonce en moi plus les autres me rejettent je ne veux plus de masque rien rien que nous ils ont peurs peurs de cela je n'en peux plus je suis au bout quelquefois l'angoisse se retire et laisse en moi un immense vide est-ce là ma vérité ? reviens l'angoisse je cherche en rond ou en sur place je cherche en vain toujours en moi toujours en moi toujours en moi en moi en moi en moi jusqu'au dégout La construction cet homme qui assemble les fleurs mortes pour recréer la vie sous d'autres formes malgré le noir qui nous enveloppe je distingue vos formes là au loin mon cerveau parfois jette un éclair et je vous découvre bras ballants dans la position identique à moi-même chaque chose porte en elle son contraire et seuls les monstres ne sont que d'une pièce saint ou diable ils sont simples et forts les gens complexes sont des faibles mais dans leurs faiblesses ils sont beaux car tout est par eux arraché et non donné. poésie des mots sortis du trou du cul tous les pipi tous les cacas les petites choses composants complexes d'un monde si simple ton regard curieux qui croise le mien trait de lumière qui trou l'obscurité espoir d'un mieux malaise d'une mutation intermédiaire sur un fil loin est la base éloigné le refuge générations sacrifiées humanité humiliée par le rêve de puissance qui habite une poignée d'hommes incompréhension d'une misère souhaitée demandée obtenue par eux pourquoi sans fin devants ces hommes qui tombent maladie mentale qui ronge ces tyrans sont-ils heureux en regardant ces ventres qui crient ces bouches qui hurlent tueurs en série qui règnent sur le monde égaux à dieu dans sa folie je vous hais de toute la haine de mes frères bafoués. je porte le je comme une tare comme un boulet comme ils disent mais le je est beau beau comme un coeur puisqu'il est moi comment pourrais-je dire vous si je ne suis pas je comment pourrais-je aller vers vous si je n'ai jamais été vers moi regards de haine regards d'envie regards curieux regards bouchés bloqués regards bienveillants du haut de la tête regards charmeurs d'en bas des pieds regards agressifs par protection regards qui fouillent jusqu'aux entrailles premiers contacts en un éclair puis tout s'arrête parole murée croisement fini passe au suivant une langue sans mettre un pouce un bout de peau dans une approche tranquille fini on peut dormir bien à l'abri de nos deux yeux sans risque regards perçants voitures cocons bien à l'abri on peut y aller carapace tôlée tout est permis. on attrape les hommes par les yeux combien de fois nos yeux nous trompent et nous disent faux sur l'apparence l'espace libre libéré par l'absence de jugement cet énervement calmé qui sert à planter ses deux pieds dans la terre ce néant de préjugé dans les yeux dans la prunelle de nos cerveaux cette disponibilité disponible donne une puissance de retournement en soi vers les autres c'est peut-être ça la liberté ce ne sont pas des certitudes ce sont des interrogations ce ne sont des vérités c'est de la curiosité ce non savoir nous calme et nous rend disponible à autrui l'absence de vanité ouvre nos portes scellées nous ne gagnons rien en rien nous abandonnons un à un les surplus de nos vies les boulets de nos tares comme un minerai laminé c'est par la transmutation du plomb en or c'est nous c'est le noyau de moi qui observe neutre et paisible. premiers souffles du printemps pause écoute qui m'habite si ce n'est toi mais qui est moi qui vous habite mais qui est vous terrain d'entente et de compréhension que je cherche et cherche encore chaque découverte est une île où je voudrais me reposer laisser filer le temps à l'infini et déjà le voyage reprend sur les mers furieuses dans les pannes du vent voyage en solitaire au milieu de vous sans arrêt recommencé jusqu'à l'érosion de mon désir les mots se jettent sur mon papier pris de frénétique furieuse des mots pêle-mêle témoin de mes états et je tire sur ces mots comme sur une boufarde au coin du feu le sourire malicieux au coin des lèvres premiers souffles du printemps. et ce matin qu'y a t'il de changé ? les rires fusent la vie grouille nous en sommes là à essayer de savoir où nous nous emboîtons le vent furieux empoigne les rosiers en fleurs par les cheveux et les secoue comme on secoue un écolier fautif les arbres se couchent signe d'allégeance sous la puissance des cieux où le ciel plombé fais rouler ses gros yeux gris la pluie qui ruisselles abreuve la terre frémissante d'envies tout en un un dans tout la grosse maison endormie craque et gémit et lance vers eux sa morne plainte marquant ainsi le territoire de l'homme derriere la fenêtre bien à l'abri je contemple ces signes tout est simple harmonie et je regarde ce chemin parcouru que j'emprunte une fois de plus pour en connaître les recoins et le faire mien et je suis déjà cet autre. Le secret mon secret diamant mon diamant secret je sens enfin cet appel du fond des âges l'appel du secret et je respire l'espoir il est partout nul part il est en haut en bas il est à droite à gauche il est dedans dehors mon secret. toujours ces rêves de gloire qui resurgissent du fond de moi chasse chasse fous les dehors à jamais oh mon secret ne te laisse pas ternir par ces virus. et si le blanc est blanc c'est grâce au noir et si le mal est mal c'est grâce au bien et si la mort est mort c'est grâce à toi ma vie car toute chose se définie par son contraire et vice versa et si je suis moi c'est grâce à toi et mon secret c'est toi j'ai emprunté les labyrinthes du fond de moi l es couloirs sordides de mes envies les pièges fatales de mes pulsions ces dédales ces coins sombres où s'enfonçant dans les croyant trouver au bout du voyage moi et rien que moi enfin au détour d'une galerie un trait de lumière là au fond une porte vite ouvrir l'ouvre et ris ris ris suis dehors les miens les hommes mes frères je cherche en toi et fouille en moi je cherche en toi et trouve en moi c'est toi le déposition de mon secret sans fin règne l'angoisse entrailles de mon être je et je je je poisseux. mon chant est un chant de naissance mon chant est un chant d'éveil à la vie car je sais maintenant que je n'irais pas me perdre en vous mais que je me trouverais dans vos yeux vous êtes tous à parts égales mon secret voici venir la fin de mon voyage en spirale sur moi voici qu'un nouveau paysage s'offre en moi le nouveau départ c'est vous mon corps frissonne jubile extase de nos rencontres de nos refus toutes ces plaines et montagnes et déserts me ravissent et m'effraient chaque homme est un secret un miroir où se reflète l'image de mos secrets.
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